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Palais-Bourbon

 

Palais-Bourbon

Palais Bourbon la nuit et le pont de la Concorde

 

Quatre architectes (Giardini, Lassurance, Jacques Gabriel et Aubert) se succédèrent dans la direction des travaux.

 Le Palais achevé en 1728, rappelait par son style le Grand Trianon, fut considéré au XVIIIe siècle comme « le plus grand ornement de la ville après les maisons royales ».

 Le palais était destiné à la duchesse de Bourbon, fille de Louis XIV et de sa favorite Mme de Montespan, et l'hôtel de Lassay au marquis de Lassay, son ami et amant.

 

Palais-Bourbon

Palais Bourbon  -  l’Hémicycle le perchoir

 

Après la mort de la duchesse, le Palais fut acquis par Louis XV qui le céda en 1764 au prince de Condé, qui entreprit de vastes travaux d'agrandissement : la cour d'honneur fut entourée de bâtiments prolongés à l'ouest jusqu'à l'Hôtel de Lassay qui avait été racheté en 1768 aux héritiers du marquis.

 Confisqué comme tant d'autres sous la Révolution, le palais Bourbon fut affecté en 1795 au Conseil des Cinq-cents.

 On aménagea alors la salle des séances, remaniée en 1828.

 Napoléon 1er, y installa le corps législatif et fit plaquer du côté de la Seine une façade inspirée des temples antiques.

 

Palais-Bourbon

Palais Bourbon - La tribune de l'hémicycle de l'Assemblée nationale

 

Après 1843, l'hôtel de Lassay, résidence du Président de la Chambre, à un seul niveau, se vit rajouter un étage et fut relié par une galerie au palais Bourbon, par une grande salle des fêtes.

 

Palais-Bourbon

Palais Bourbon - La galerie des fêtes

 

Palais-Bourbon

Palais Bourbon - Galerie des fêtes peintures de François-Joseph Heim

 

Palais-Bourbon

Palais Bourbon - le fronton

 

L’imposant fronton triangulaire représente : la France, drapée à l’antique, debout devant son trône, accompagnée de la Force et de la Justice, appelant l’élite à la confection des lois, œuvre de Jean-Pierre Cortot.

 

 

Palais-Bourbon

Palais Bourbon- le fronton

 

 

Palais-Bourbon       Palais-Bourbon      Palais-Bourbon      Palais-Bourbon

Les quatre statues au pied de l’escalier sont celles de quatre grands commis de l’État censés symboliser les fonctions du législateur et l’organisation de l’administration :

 

- Maximilien de Sully (le réformateur, par Pierre-Nicolas Beauvallet)

- Jean-Baptiste Colbert (l’organisateur de l’économie, par Jacques-Edme Dumont)

- Henri François d'Aguesseau (l’unificateur du droit et de la jurisprudence, par Jean Joseph Foucou)

- Michel de L'Hospital (le conciliateur, par Louis Pierre Deseine)

 

Anecdote dramatique   

Le 23 mars 1999, Michel Crépeau, député de Charente-Maritime, est victime d’un arrêt cardiaque en pleine séance parlementaire des questions au Gouvernement, peu après avoir posé une question à Dominique Strauss-Kahn qui était en train de lui répondre.

Philippe Douste-Blazy, cardiologue de profession et présent en séance, le réanime. Il décèdera quelques jours plus tard à l'hôpital.

 

 

 

Palais-Bourbon

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