Elle comporte aujourd’hui le grand escalier «Louis XVI». Il permet d’accéder, par l’intérieur, à la galerie marchande.)
La Cour des comptes est incendiée en 1737, et la galerie des marchands en 1776.
La cour du Mai est le lieu d’exécution de certaines sentences rendues par le Parlement :
la comtesse de la Motte, après «l’affaire du Collier» (1786),
est condamnée à être battue au pied de l’escalier de la cour du Mai.
Palais de Justice - Quai des Orfèvres
DE 1800 À NOS JOURS
La révolution bouleverse l’organisation judiciaire. Les nouveaux tribunaux s’installent dans le
vieil édifice. Peu après le coup d’Etat, Napoléon ordonne à l’architecte Giraud de diriger les
réparations indispensables.
Palais de Justice - Plafond de la Cour d'Appel
Les juges, sous le règne de Napoléon, sont nommés par le pouvoir.
En 1804 Napoléon rétablit le titre de «cour».
Les tribunaux d’appel et le Tribunal de cassation deviennent les cours d’appel et la Cour de cassation.
Ces cours rendent des «arrêts» et leurs juges prennent le titre de «conseiller».
Palais de Justice - La Cour de Cassation
L’ordre des avocats est rétabli en 1810. En 1826 est érigée, dans la salle des pas-perdus, la statue
représentant Chrétien Guillaume de Malesherbes (1721-1794, le seul défenseur de Louis XVI à
avoir été guillotiné).
Palais de Justice - La Salle des Pas Perdus
La statue de l’avocat académicien Berryer (1790-1868) est érigée en 1879, en face de la première,
à côté de la salle des référés.
L’architecte Huyot fait adopter par le conseil municipal, en 1840, le plan des travaux pour la réorganisation,
la rénovation et l’extension du Palais.
Palais de Justice - Le Plan
Les travaux entrepris sous le baron Haussmann sont terminés, la guerre de 1870 éclate...
Lors de la Commune, les insurgés allument un incendie. La nuit du 24 mai 1871, le palais s’enflamme.
Une partie du palais est détruit.
Sous la IIIe République, le palais est reconstruit.
La cour d’appel de Paris déménage dans les locaux construits sur le quai des Orfèvres
et dans la cour de la sainte-chapelle.
Palais de Justice - La Cour du Mai
En 1875, on inaugure le vestibule de Harlay et son escalier sur la place Dauphine.
Palais de Justice - Rue de Harlay, façade Ouest
Comme dans tous les pays démocratiques, la justice française est rendue en audience publique,
et chacun a donc la liberté d’assister à un procès.
Les tribunaux connaissent une certaine animation lorsque les parties en cause
sont des célébrités du monde artistique et littéraires.
Palais de Justice - Chambre des Criées
La Sainte Chapelle
Dominée par une flèche en bois de cèdre haute de 33m exécutée entre 1853 et 1855, joyau de l’art gothique,
elle en est le plus ancien vestige.
Elle fut édifiée sur l’ordre de Saint-Louis entre 1241 et 1248 pour abriter les authentiques reliques de la passion du Christ,
c'est-à-dire la couronne d’épines et un morceau de la vraie Croix, retrouvés au IV ème siècle à Jérusalem et
conservés ensuite à Constantinople.
Les reliques coûtèrent 135 000 livres et la chapelle 40 000.
Le monument comporte un niveau inférieur, destiné aux serviteurs, et un niveau supérieur, sanctuaire royal et reliquaire.
La chapelle haute est une magnifique verrière finement encadrée de pierre.
Les deux tiers de ses superbes vitraux sont des originaux.
La Sainte-Chapelle a été fermée au culte vers 1790, puis vidée de tout son contenu et détournée en siège du
En 1797, elle est transformée en dépôt d'archives du palais de justice, et l'expansion de celui-ci menace son existence même.
Son sauvetage est décidé en 1836 sous la pression de l'opinion publique, et sa restauration est lancée un an plus tard
et dure vingt-six ans.
En tant, qu'édifice emblématique du style gothique rayonnant, la Sainte-Chapelle est classée
monument historique par liste de 1862.
Palais de Justice vu de la Seine
La Conciergerie
Elle doit son nom au « concierge », seigneur qui gouvernait la maison du roi, mais englobe d’autres édifices médiévaux :
la tour Bonbec (à droite de la façade), peut-être érigée sous Saint-Louis,
ainsi que les tours d’Argent (au centre) et César (à gauche).
la vaste salle gothique des gens d’armes et celle des Gardes, construites sous Philippe le Bel (1285-1314).
La tour de l’Horloge (à l’extrême gauche) fut bâtie sous Jean II le Bon (1350-1364).
Pendant le Terreur (1793-1794), la Conciergerie abrita le tribunal révolutionnaire et servit de prison à certains accusés,
dont la reine Marie-Antoinette.
Palais de Justice - La Conciergerie