Dans ses démarches, il obtient le soutien de Madame de Pompadour, maîtresse et conseillère du Roi, et du financier Joseph Pâris Duverney (frère de Jean Pâris, marquis de Brunoy et parrain de cette dernière), qui réussissent à convaincre le Roi de fonder une institution destinée à l'instruction de cinq cents jeunes gens nobles et nés sans bien.
Pour le Roi, il s'agit également de laisser un témoignage de la grandeur de son règne.
École militaire - La façade
Domaine des maraichers et des chasseurs, la plaine de Grenelle devint au XVIIIème siècle, celui de l’armée.
En 1751, Louis XV demanda à son premier architecte, Jacques-Ange Gabriel, de dessiner les premiers plans de l’Ecole Militaire, qu’il destinait à de jeunes nobles désargentés.
L’institution compta parmi ses élèves Napoléon Bonaparte qui y passa une année.
Jugée trop coûteuse, elle ferma ses portes en 1788. Devant l’école, le Champ-de-Mars servait de terrain de manœuvre et de revue des troupes.
École Militaire - la Bibliothèque
Un massacre y a eu lieu pendant la Révolution française, le 17 juillet 1791..
Une foule s'y était rassemblée pour y signer une pétition. Elle fut d'abord rédigée pour revenir sur les décrets du 15 et 16 juillet qui redonnent au roi tous ses droits car elle n'exigeait pas formellement la fin de la monarchie.
L'Assemblée constituante ordonne de la disperser.
Bailly, maire de Paris, décrète la loi martiale dont la mise en vigueur est signalée par le drapeau rouge.
Cette loi permet aux forces de l'ordre de faire usage de leurs armes après sommation.
Alors que La Fayette tentait vainement de disperser la foule, Bailly donne l'ordre de tirer sur le peuple, ce qui fit 50 morts et des centaines de blessés.
Une charge de cavalerie dispersa la foule.
Le « massacre du Champ-de-Mars » aggrave la scission entre républicains et mouvement populaire et monarchistes.
Suite à ce massacre, les sans-culottes vouèrent une haine tenace à Jean Sylvain Bailly, qui le paya de sa vie. L’exécution était prévue sur le Champ-de-Mars, avant que le caractère sacré du lieu ne soit mis en avant.
Il fut ensuite le théâtre des grandes manifestations révolutionnaires celle de l’Être suprême en 1794.
École Militaire - la Chapelle Saint Louis
Ce grand espace accueillit aussi de vastes foules lors des diverses Expositions universelles tenues à Paris de 1867 à 1937.
Il est aujourd’hui transformé en jardins. Depuis la fin du siècle dernier, l’Ecole militaire se consacre à la formation des cadres de l’armée.