En 1791, les bâtiments furent fermés aux étudiants et la société sorbonique fut dissoute en même temps que les universités de Paris
et de province en conséquence de la loi Le Chapelier.
Napoléon Bonaparte transforma le site en ateliers d'artistes.
La Sorbonne - Entrée de la chapelle dans la cour d'honneur
Seule fut conservée, la chapelle, dessinée par l'architecte Jacques Lemercier et inspirée des églises de Rome, comme celle du
Gesù, qui inaugurèrent à la fin du XVIème siècle le style de la Contre-réforme qui allait se répandre.
La Sorbonne - La cour d'honneur vue d'en haut
La Sorbonne - La cour d'honneur
Ses bâtiments furent reconstruits au XVII ème siècle sur ordre du cardinal de Richelieu, puis réaménagés à la fin du XIXème siècle,
rendant tout son lustre à la Sorbonne. Il y fit construire un amphithéâtre de 1 200 places, mais la concentration sur ce seul collège des
étudiants en lettre, science et théologie de toute l'académie de Paris posa rapidement des problèmes d'exiguïté.
La Sorbonne
La Sorbonne
Ornée de peintures de Philippe de Champaigne., elle abrite le tombeau d’Armand Jean du Plessis, cardinal de Richelieu, sculpté par
Girardon à la fin du XVIIème siècle.
La Sorbonne - Le tombeau de Richelieu
La Sorbonne - Amphithéâtre salle Liard
La Sorbonne - En haut de l'escalier
La Sorbonne
La Sorbonne - Fresque sous les arcades"Cortège des étudiants"
La Sorbonne - La salle d'honneur
En mai 1968, la Sorbonne est le siège de manifestations étudiantes, ayant débuté avec le mouvement du 22-Mars à la faculté de Nanterre, qui
aboutirent en un ample mouvement contestataire dans toute la France.
Le 3 mai, des centaines d'étudiants se sont en effet rassemblés dans la cour en prévision d'une attaque du mouvement d'extrême droite
Il y a là, l'extrême gauche : trotskystes, maoïstes, ou anarchistes. Les services d'ordre d'extrême gauche sont armés de manches de pioche
et prêts à l'affrontement.
À partir du 13 mai, la grève générale commence et la Sorbonne est occupée.
L'Assemblée nationale élue en juin 1968 après la dissolution décidée par le général de Gaulle s'attaque aussitôt à la réforme universitaire.
En 1971, l'Université parisienne est éclatée en treize universités nouvelles. Tandis que les annexes sont partagées entre les différentes
universités filles, le complexe de la Sorbonne, propriété de la ville de Paris, est placé dans un régime d'indivision géré par la chancellerie des
Six établissements d'enseignement se maintiennent dans les locaux : les universités Paris I, Paris III, Paris IV et Paris V ainsi que
l'École des Chartes et l'EPHE.
La Sorbonne
La Sorbonne - La bibliothèque
La Sorbonne - Les arcades dans la cour d'honneur avec vue des fresques "La Fêtes du Lendit"
« La Fête du Lendit » est un ensemble constitué de deux peintures illustrant un temps fort de la vie des étudiants dans l’ancienne Université de Paris : une fête universitaire qui avait lieu le 12 juin, date à laquelle toutes les écoles avaient congé et durant laquelle le recteur, les doyens, les procureurs et toute une foule d’étudiants s’assemblaient en cortège et se dirigeaient, en procession solennelle, des hauteurs de Sainte-Geneviève vers Saint-Denis en passant par la rue Saint-Jacques. Illustrant la façade de la galerie Sorbon se trouve ainsi, à gauche des arcades de la Cour d’Honneur, « La foire aux parchemins » et à droite, « Cortège joyeux des étudiants se rendant à la fête ». Réalisée par Jean Joseph Weerts, peintre académique français connu notamment pour un « Mort de Marat » (1883) qui lui valut la légion d’honneur, cette œuvre a souffert de l’usure du temps. Elle est ainsi confiée aux mains expertes des élèves restaurateurs du patrimoine de l’INP, dans le cadre d’un « chantier-école » mettant en synergie les moyens et les forces des deux institutions partenaires.
La Sorbonne - L'escalier d'honneur
La Sorbonne - Une entrée Solennelle à l'Amphithéâtre salle Liard