Encore connu sous son ancien nom de
« Musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie », ce bâtiment a été construit en l'espace de 18 mois à l'occasion de l'Exposition coloniale de 1931 par l'architecte français Albert Laprade, dans la continuité du mouvement Art Déco qui pris son essor durant les années 20.
Le caractère pérenne de ce bâtiment est affirmé dès sa construction.
Celui-ci doit continuer à véhiculer le discours de l'Exposition coloniale. En offrant un condensé historique, économique et artistique de l'Empire, le bâtiment doit donner envie à ses visiteurs d'investir dans les produits issus des colonies, voire de s'y installer. Il a abrité le Musée permanent des Colonies, inauguré en 1931, rebaptisé en 1935 Musée de la France d'outre-mer, puis en 1960 devenu Musée des Arts africains et océaniens (Maao), et enfin en 1990 le Musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie.
Ce dernier a fermé ses portes en janvier 2003 ; ses collections ont rejoint celles du musée du quai Branly.
Le bâtiment de 16 000 m² témoigne de la double inspiration de son auteur : sa silhouette parfaitement symétrique, sa façade austère sont d'inspiration très classique alors que sa technique d'éclairage zénithal s'inspire des solutions modernes de l'époque. La façade est ornée d'un bas-relief dû à Alfred Janniot qui veut illustrer la richesse des colonies. À l'intérieur, dans la salle des fêtes, on découvre une grande fresque de Pierre-Henri Ducos de La Haille.
L'édifice comporte de multiples éléments décoratifs d'inspiration exotique.
En 1987, certaines parties1 et en particulier la façade, sont classées au titre des monuments historiques, le reste du bâtiment est inscrit cette même année2.
Le Palais de la Porte Dorée abrite, depuis le 10 octobre 2007, la Cité nationale de l'histoire de l'immigration. La muséographie et les aménagements ont été réalisés par Patrick Bouchain.
Musée au 293 avenue de Daumesnil dans le 12ème
Métro : Porte Dorée